ACTU Tournée 27-28, en cours de diffusion  : Théâtre du Jura (Delémont), Festival Actoral (à confirmer)

DE JON FOSSE / MISE EN SCÈNE NASTASSJA TANNER & GRÉGOIRE STRECKER

Dans ce voyage maritime, chacun est invité à plonger à l'horizontale pour franchir le "mur du sens". 

La ligne d'horizon tremble. 

Le dessous de la mer se mêle au dessus, et vice versa : la mort dans la vie et la vie dans la mort. 

Il est question de franchir la frontière des séparations, de rendre visible l’invisible... Laisser les voiles se gonfler, percuter les vagues, tenir la barre, pour aller là où on ne serait pas allé, là où les mots ne suffisent plus pour dire,"à travers les mots".  

Et puis les rochers, le brouillard, la crique, l’écume, et cette haute mer au loin, de plus en plus proche, parce que, oui, le bateau ne fait que d’avancer.

Et puis cette pluie comme si la mer et le ciel s‘épousaient, le noir des vagues et le blanc des vagues, comme si l’Un et l’Autre dans leur séparation se rejoignaient, comme si l’Un et l’Autre dans leur union se séparait.

Si bien que le vent se fait, et scuplte les rochers, tout comme les rochers sculptent le vent.

L'identité est éclatée. La scène est neutralisée. Le "sans-politique" en devient politique. Jon Fosse ouvre à l’in-fini. Et "tout y est imaginaire ", ou pour être plus exact, "imaginal".

Si bien que l’acteur, l’actrice de cette pièce est tout un chacun de nous, naviguant dans sa propre mer intérieure, une plongée à l’horizontale vers tous les points de l’infini de nous-mêmes dilatés en autant d’infinis que peut contenir ce voyage maritime.

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Composer l’espace scénique comme un tableau, presque figuratif et figé, qui serait l’endroit entre le réel et la vision, un endroit qui figure un autre temps et qui pourrait regrouper à la fois tout les temps que la pièce déploie. Un peu comme un négatif de photo qui par sa qualité d’indétermination pourrait se « développer » et faire apparaître selon tel ou tel moment diverses visions et temporalités. Une zone de tremblement, d’indétermination à créer. Ce qui serait parfait, ce serait juste d’avoir le tremblement de cette ligne d’horizon, et que toute la pièce ne soit à posteriori jamais incarnée, mais vue en intérieur par le spectateur. Ce n’est pas une vision unique mais une vision évolutive. Couche après couche. Niveaux après niveaux. Le plus juste serait de le comparer à un tableau de Rothko et le temps qu’il faut pour y circuler. Autre chose se passe, mais on ne sait pas quoi exactement. Ca pourrait durer cinq minutes ou cents ans, et pourtant ça serait la même chose. 

GÉNÉRIQUE

GÉNÉRIQUE

EXTRAIT VIDEO

EXTRAITS LONGS SUR DEMANDE

EXTRAITS LONGS SUR DEMANDE

NOTES APRES CREATION (avril 26)

NOTES APRES CREATION (avril 26)

ILS ELLES ONT DIT

ILS ELLES ONT DIT