Équipe
Nastassja Tanner
Nastassja Tanner découvre le théâtre dès l’enfance en suivant les ateliers du Théâtre Rumeur à Neuchâtel. À neuf ans, elle est choisie par Doerte Desarzens pour interpréter seule sur scène La Petite Fille aux allumettes, une expérience fondatrice. Autre expérience fondatrice : le jeu cinématographique face à la caméra tenue par son petit frère et les tournages dans le jardin familial.
Après avoir exploré la danse, la musique et le chant, elle revient au théâtre à l’issue de son baccalauréat et part à Berlin. Elle poursuit sa formation à Minsk au sein du programme intensif Demain le printemps, qui nourrit une pratique pluridisciplinaire, et intègre en 2012 la Manufacture (Haute École de Théâtre de Suisse romande).
À sa sortie d’école, elle fonde la compagnie NTproduction, avec laquelle elle crée son solo Loubna, qu’elle écrit, met en scène et interprète. Ce solo sur sa double origine (suisse et algérienne) ira en tournée jusqu’en Algérie, au Théâtre National d’Alger. Au sein de la compagnie, elle mettra en scène des auteurs tels que Jon Fosse, Noëlle Renaude, Lars Norén ou Georges Feydeau. Elle développe ainsi, au sein de la compagnie, un travail personnel qu’elle affectionne et allie à la fois « geste » et mots, chorégraphie et partition textuelle. En 2025, elle bénéficie, en tant qu’artiste, d’une résidence à la Cité internationale des arts de Paris grâce à une bourse du Canton de Neuchâtel, ainsi que d’un soutien de trois ans pour sa compagnie via le dispositif Tempo.
Parallèlement, elle travaille comme interprète avec de nombreux metteurs en scène en Suisse, parmi lesquels Guillaume Béguin, Jean Liermier, Elidan Arzoni, ou encore en France avec Hubert Colas et Grégoire Strecker. Elle collaborera en 2026 avec le collectif Sur Un Mal Entendu sur un texte d’Alice Zeniter. Ces créations sont jouées dans des lieux tels que le Théâtre de Carouge, le Galpon, le Théâtre du Loup, ou encore au CDN de Nanterre-Amandiers (Paris), au Théâtre National de Strasbourg ou au sein du Canton de Neuchâtel.
Au cinéma et pour la télévision, elle participe à plusieurs tournages pour des seconds rôles, sous la direction de réalisateurs tels que Fulvio Bernasconi, Lionel Baier, Jacob Berger, Jan-Eric Mack, Chris Niemeyer et Pierre Monnard.
En 2023, elle rencontre Marco Berrettini, qui lui propose une collaboration dans des spectacles de danse joués en France, en Belgique ou en Italie : Sorry, Do the Tour Again et El Adaptador. Cette collaboration se poursuivra en 2027 avec DISK.O. (24 h de marathon de danse à Florence et au Tessin) et sa nouvelle création Melkprod part en croisade… euh en croisière (Théâtre de l’Arsenic, Lausanne).
Travail chorégraphique, interprétation, cinéma et musique s’allient ainsi dans cette aventure, faisant écho à tout ce qu’elle aimait déjà enfant et adolescente.
Grégoire Strecker
À 14 ans, il découvre les livres de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, puis en empruntant les cours d’hypokhâgne de sa voisine, il se met à les étudier. Une passion pour l’écriture et la poésie qui ne le quittera plus. Quelques mois plus tard, il rentre au Conservatoire national de région de Strasbourg dans la classe d’art dramatique de Jacques Bachelier. Il y restera cinq ans et jouera en tant qu’acteur dans une dizaine de spectacles. Dans le même temps, il est embauché pour des doublages à Arte et poursuit des études à la faculté de lettres. Il est notamment marqué par les cours de Pierre Maillard sur la « poétique » des textes ou encore les cours de linguistique. Il joue aussi au cinéma avec Mia Hansen-Løve et Xavier Giannoli.
À 25 ans, il décide de mettre en scène sa première pièce — Des couteaux dans les poules de David Harrower. Il crée avec un groupe d’acteurs un théâtre indépendant qui se veut questionner la représentations, qui, tel une toile de Bacon, peut être trouée, guidée par une somme d’aléatoires maitrisées ou d’accidents consenties et provoqués. Aléatoires travaillés qui peuvent par exemple varier la durée des représentations ou encore aléatoires sur les mouvements des acteurs, non déterminés et non fixés à l’avance, mais pareil à une somme de possibles à choisir durant la représentation.
Il met en scène Intérieur de Maeterlinck, Fiction d’hiver de Noëlle Renaude, C’est seulement que je ne veux rien perdre – La Dispute de Marivaux, Une hache pour briser la mer gelée en nous – Occupe-toi d’Amélie de Feydeau. En parallèle, il crée une section de mise en scène dans des lieux non théâtraux, section intitulée « Du sauvage et du clandestin », où il monte Mélancholia 2 de Jon Fosse, Zones de Jean Rolin et La bonne distance dans lequel il joue sous la direction de Noëlle Renaude. Ces créations (2009-2017) sont accueillies au festival Impatience, au Théâtre de l’Europe, au TAPS de Strasbourg, au Centquatre, au Studio théâtre de Vitry et au CDN de Nanterre Amandiers, en plus des lieux alternatifs (Lebenson Galerie, le Shakirail, le parking du Centquatre, l’Atelier en commun, ou encore Anis Gras – Le lieu de l’Autre). Il effectue aussi quelques mises en voix au Centre National des dramaturgies contemporaines- Théâtre ouvert et des ateliers de théâtre pour enfants et adolescents. A 33 ans, il commence un travail en commun avec Nastassja Tanner, qu’il a rencontrée sur Une hache pour briser la mer gelée en nous. Ils mettent en scène des auteurs que ça soit Noëlle Renaude, Lars Norén, Feydeau ou Jon Fosse. Parallèlement il expérimente le rapport à l’image avec deux courts métrage, ou travaille pour Aurore Fattier sur Le Dindon (conseil dramaturgique) ou suit la création Loubnade Nastassja Tanner.
Stéphane Mercier
Création sonore
Le son durant toute une vie ! Fin des années 80, l’apprentissage de 3 ans aux côtés de Jean-Claude Gaberel éminent preneur de son de musique classique m’a ouvert les yeux et les oreilles sur le monde du son et ses possibilités techniques. Dès 1990, avec la création de « Ionison » spécialisé dans la captation sonore et diffusion (avec Nicolas Sandoz actuel directeur technique du Paléo Festival), nous avons mixé quantité de groupes en concert dans de nombreux festivals et participé, entre autres, à la création du club Bikini Test de la Chaux-de-Fonds. En parallèle jusqu’en 2000, nous avons développé le studio « Ionison » pour y créer des musiques de films, publicitaires et pour le théâtre. 2002, l’Exposition Nationale confie à Ionison la création sonore et musicale du pavillon « Nouvelle DestiNation » de la Confédération à Bienne. S’ensuivent de nombreuses créations sonores comme par exemple à Montréal pour l’exposition Richard Greaves de Mario Del Curto. Des tournées en Europe avec les groupes de musique : A-Poetik et Love Motel. Depuis cette époque, un nouveau studio s’est créé afin de pouvoir travailler la technique de la multi diffusion sonore pour des réalisations 5.1 et Atmos au cinéma et au théâtre. Les réalisations musicales s’enchainent avec des collaborations institutionnelles pour des grandes marques horlogères telles que Breitling, Blancpain, Girard Perregaux… ainsi que dans le domaine théâtral avec Andréa Novicov, Anne Bisang, Roland Auzet, Juliette Vernerey, Steven Matthews, Robert Bouvier, Geneviève Guhl…Actuellement je travaille, sur la créations divers podcasts ainsi que des mixages de films. Toutes ces expériences sonores, musicales, en studio et au théâtre, m’ont amenées à réfléchir à la création d’un dispositif d’une vingtaine de haut-parleurs pour immerger le public autant autour qu’à 180 degrés au dessus et 180 degrés en dessous des auditeurs/trices. Un design de sièges équipés de Haut parleurs et diffuseurs sonores est spécialement conçu pour ce dispositif. Ainsi, il est possible de faire chuchoter une voix dans l’oreille de l’auditeur ou, à l’inverse de donner l’impression que quelqu’un parle dans un hall de gare. La finalité ? Arriver à faire vivre les histoires et susciter des émotions uniquement par le son et sa spatialisation, sans la présence physique d’acteurs. La création musicale et le Sound design contribuent à créer pour le public des sensations fortes, nouvelles et uniques.


